ÉQUITATION, DRESSAGE, TACT

. Le drame de l'équitation, c'est que, malgré tout le savoir des cavaliers, le cheval a des réflexes plus rapide que l'homme. Dites vous que à cheval, il ne faut jamais cesser d'observer. L'équitation n'est pas une science précise, il faut "sentir" et non avoir un "système" dans la tête. Dans l'équitation, il y a deux choses; la technique et l'âme, elle est faite d'une quantité de petits détails qui doivent tous être respectés. Lorsque vous vous dites que l'équitation, ce n'est pas la recherche du succès en public et l'autosatisfaction après les applaudissements, mais c'est le dialogue en tête à tête avec le cheval, la recherche de l'entente et de la perfection, qui sont les bases du dressage. En équitation, il ne peut y avoir de véritable méthode, car chaque cheval est un cas, suivant sa personnalité.

. Le dressage, ce n'est pas exécuter des airs difficiles, mais rendre le cheval plus docile, plus flexible et lui donner un meilleur équilibre. Le dressage, c'est la recherche de la rondeur, mais également le perfectionnement des trois allures naturelles du cheval. L'art équestre c'est la poésie de tout cela. Un cheval dressé est un cheval souple, agréable à monter, heureux et non un cheval qui fait des gesticulations. Bien entendu la technique peut vous mener à un certain niveau. Mais au delà, il vous faut l'adhésion psychologique du cheval.

. L'art équestre commence par la perfection des choses simples. Délaissez un peu la technique et montez avec votre coeur. Il faut sentir et aller jusqu'à l'émotion. Le tact équestre, c'est non seulement la délicatesse des aides, mais aussi le sens du choix des aides à employer, et c'est le velouté dans l'action d'ensemble. Faites en sorte que le cheval se livre volontiers à l'exercice et non sous la contrainte. N'employez jamais la force, sauf si il y a refus de se porter en avant. Cherchez la pureté des trois allures, le reste viendra avec facilité. Prenez l'habitude de caresser quand le cheval s'est donné. Quand le cheval s'énerve lorsqu'on lui demande un nouvel exercice, il faut le calmer dans l'exercice, sinon il s'énervera à chaque fois qu'on lui demandera quelque chose de plus ou de nouveau.


texte et cavalier de la photo: Nuno Oliveira. Ce texte est le fil conducteur de mon blog, de mes idées, c'est pourquoi je reprend beaucoup de théme de ce texte et que je le paraphrase aussi desfois sur les sujets qui me tiennent à coeur.
ÉQUITATION, DRESSAGE, TACT

# Posté le lundi 20 février 2006 15:06

Modifié le samedi 19 avril 2008 12:00

équitation et conscience morale

équitation et conscience morale


Le cheval n'est pas une machine, comme les hommes il a sa propre personnalité et ses défauts. Il faut savoir se mettre des limites, c'est à dire reconnaitre la frontiére entre la persévérance et l'entétement.

La persévérance permet la progression, elle est synonyme de patience, de respect du cheval. Elle compose avec sa personnalité, et en connait ses limites.Elle n'impose rien, elle demande.

L'entêtement ne tient pas compte du cheval. L'homme ne voit pas plus loin que son propre interêt. Il ne tient pas compte des ses capacités de ses particularités physiques et mentales. Omnibulé par un but qu'il n'atteindra que par la soumission et la force, l'homme ne tient plus compte du cheval en lui-même, mais applique bêtement une équitation qu'il pense universelle. A long terme, le cheval est cassé moralement, il n'y a pas une évolution,mais une régression. Le cheval n'accomplit rien de bon sous la contrainte.

A chaque cheval correspond une équitation. C'est pourquoi un cavalier préfére tel ou tel cheval, rien n'est figer. L'équitation n'est pas une science.

Il ne faut jamais oublier que l'équitation, c'est dabord composer à deux. Comprendre ca, c'est aussi savoir monter à cheval.


# Posté le dimanche 18 juin 2006 11:48

Modifié le vendredi 02 mai 2008 10:50


Lorsque tes naseaux de velours se lovent dans mes mains
Tu m'y souffles milles trésors qui apaisent mes tourments
Je pose mon front contre le tien, ton regard me parle
Il raconte nos secrets qui me sont si précieux

Une douce candeur nous enveloppe dans un drap d'or
Je me réfugie contre ta puissante encolure
Ta peau frissonne, murmurant des émotions sans nom
Envoûtée par ta sublime confiance, je ferme les yeux

Mais je la sais si pure, si intense et si fragile
Mes moindres gestes ne sont que tendresses et respects
Tout contre toi je peux sentir ta force tranquille
Je me laisse aller à quelques folles rêveries

Ta soyeuse crinière me caresse le visage
Un doux halot de lumière perce entre les nuages
Je réalise doucement que je rêve éveillée
Tu es mon refuge de volupté, mon bout de paradis

by me...

# Posté le mardi 17 juillet 2007 20:05

Modifié le vendredi 02 mai 2008 10:21

"Savoir monter à cheval".


Personne ne peut prétendre savoir monter à cheval.

Ces 2 termes impliquent un savoir acquis, immuable et permanent. Alors que l'équitation est un art qui induit deux choses:Premiérement, il y a du coeur , des sensations, du tact, de l'intuition.Il y a tout ces sens mis en oeuvre qui sont propres à chaqu'un d'entre nous et qui font , bien souvent, toute la différence.C'est ce qu'on appelle le talent. Ces qualités ne s'apprennent pas, elles tiennent de l'inné.

Deuxiémement, il y a aussi la technique, ce qui s'apprend, ce que l'on entraine, ce que l'on entretient puis ce que l'on transmet. Mais une technique s'approfondit, évolue, s"affine, se modifie. Et se crée.La création est bien la base de l'art.C'est une faculté non-figée, qui évolue au regard du talent.Puisque l'on ne peut pas dissocier le talent de la technique. L'équitation, c'est l'art de filtrer la technique grace au talent . C'est prendre le meilleur de ce que ce que l'on apprend, de l'appliquer avec notre sensibilité propre, et surtout de l'utiliser intelligement suivant le cheval.

En effet, "savoir monter à cheval" implique que l'équitation est un fait universel, alors que c'est avant tout et surtout un art particulier au premier sens du terme. C'est à dire qu'il est à approcher différemment suivant le cheval.Bref, "savoir monter à cheval" est un rêve, un état de fait impossible pour toutes ces raisons.

Alors, non, on ne peut pas prétendre savoir monter à cheval, mais on peut essayer encore et toujours de s'en approcher.Pourvu qu'on ne reste pas sur ses acquis.. un peintre ne peint pas qu'une oeuvre dans sa vie!



"l'équitation, c'est une chose, monter à cheval c'est autre chose"


"Savoir monter à cheval".

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 16:45

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 17:45

Lady love(extrait de sa description) par Homéric

Lady love(extrait de sa description) par Homéric
D'imperceptibles éclats d'or parsemaient sa robe à la nuance c½ur de chataîgner vieilli par l'eau et les saisons. Sinon, de vaporeuses pommellures charbonnaient le bas de ses cuisses et de ses épaules. Ses crins étaient noirs de jais, tout comme le pourtour de yeux et celui des naseaux crénelés qui frémissaient, ses membres aussi, affinés dans un bain d'encre(...).

Je n'arrivais pas à détacher mon regard de son impétueuse et phénoménale silhouette. Elle avait une longue encolure cylindrique et, amarrée à l'extrémité de ca balancier de diva, une tête somptueuse sans cesse projetée à la verticale. Ce port de tête princier soufflait jusque dans le jeu cadencé de ses hanches, ondulait jusqu'à la pointe de ses sabots. Un vent brûlant battait ses tempes, creusait ses flancs, longs et serpentins. Tout en elle évoquait l'Orient dans ce qu'il a de plus voluptueux. Elle s'appelait lady love. Elle tournait en longe, voltigeait plutôt, gracieuse, sa crinière d'ébène s'enflamment à chacune de ses foulées (...)

Encore sur la défensive, elle devint plus attentive à ma voix, oreilles en alerte, ses yeux d'odalisque guettant chacun de mes gestes. Je l'approchais avec précautions pour poser mes mains sur elle, ce qu'elle appréciait plus que tout. Elle se figeait alors, vibrante, à l'écoute, absorbée par les chatouillis qui ruisselaient sur sa robe (...)

Nous restions ainsi, à nous chuchoter des choses silencieuses sans nom, en attendant de nous séparer car d'autres chevaux m'appelaient, elle le savait. Alors, elle se pressait un peu plus contre moi ou tournait son joli profil vers mon visage pour humer mes cheveux, et les parfumer d'un chapelet de soupirs oasis, arômes de son souffle tropical.(...)

Sa robe isabelle, ai poil fin et ras s'enluminait de bronzes et d'ors entremêlés. Elle fleurissait, débordante d'énergie. Une pression sur un point connu de moi seul, et hop, lady love s'élevait d'un coup dans les airs, telle une danseuse étoile, un astre, verticale, au point extrême de basculement vers l'arrière, tête projetée par-dessus son encolure. (...)

Quelle jouissive sensation cela avait été de la laisser glisser face au soleil levant comme si elle désirait l'atteindre, ses longues foulées d'encre, compas diaboliques qui déchirait le matelas de la brume assoupli, et l'affolait à l'arrière de sa croupe en tourbillonnantes volutes. (...)

Elevée sur ses membres de cristal noir tel un point d'exclamation, une calligraphie dans les airs, elle dressait ses oreilles, et son profil épuré transpirait l'étonnement. (...)

Elle avait le poil ras, le poil de souris, et le soleil sur sa robe se déversait comme de l'or liquide. Son pas était sautillant, souple, affûté. Elle dégageait une puissance phénoménale (...)

Sous les ombrages, lady love se rehaussa du col et des paturons, le front défiant l'avenir, de fines ocelles de soleil miroitant sur sa robe. (...)

Elle humait les senteurs de la forêt à pleins poumons, ses naseaux en corolles frémissantes, modulait son rythme en de rêveuses observations, quand elle ne se figeait pas, intriguée par quelques reflets sylvestres.

# Posté le dimanche 26 août 2007 13:22

Modifié le vendredi 02 mai 2008 10:26